Votre ordinateur fonctionne encore sous Windows 10 et, pour être honnête, vous ne voyez peut-être aucune raison d’en changer.
Il démarre normalement, vous pouvez consulter vos e-mails, naviguer sur Internet, regarder des vidéos, imprimer vos documents… Bref, tout semble aller parfaitement bien.
Pourtant, quelque chose d’important a changé : Microsoft a officiellement mis fin au support de Windows 10 le 14 octobre 2025.
Mais attention : cela ne signifie absolument pas que votre ordinateur s’est arrêté de fonctionner le lendemain.
Et si vous habitez en France, il existe même aujourd’hui une solution permettant de continuer à recevoir certaines mises à jour de sécurité jusqu’en 2027.
Dans cet article, je vais vous expliquer simplement ce que cela signifie, comment savoir si votre ordinateur peut passer à Windows 11 et surtout quelles sont vos différentes solutions si ce n’est pas le cas.
Windows 10 fonctionne-t-il encore en 2026 ?
Oui.
Si votre ordinateur utilise Windows 10 aujourd’hui, il peut parfaitement continuer à démarrer et à fonctionner.
La fin du support ne bloque pas Windows et ne supprime pas vos fichiers.
Vous pouvez toujours :
- utiliser vos logiciels ;
- consulter Internet ;
- envoyer et recevoir des e-mails ;
- regarder des vidéos ;
- ouvrir vos photos et vos documents ;
- utiliser une imprimante ou un scanner compatible.
Le problème se situe ailleurs.
Depuis le 14 octobre 2025, un ordinateur Windows 10 qui n’est pas inscrit au programme de mises à jour de sécurité étendues ne reçoit plus les mises à jour de sécurité habituelles de Microsoft.
Et c’est cela qui devient progressivement problématique.
Pourquoi la fin du support de Windows 10 est-elle importante ?
Lorsqu’une faille de sécurité est découverte dans un système encore pris en charge, Microsoft peut publier une mise à jour destinée à la corriger.
Vous avez probablement déjà vu ces mises à jour s’installer automatiquement lorsque vous éteignez ou redémarrez votre ordinateur.
Elles ne servent pas uniquement à ajouter de nouvelles fonctions. Une grande partie d’entre elles corrigent des problèmes de sécurité découverts dans Windows.
Lorsqu’un système n’est plus pris en charge, les nouvelles failles découvertes peuvent donc rester non corrigées.
Votre ordinateur ne devient pas dangereux du jour au lendemain, mais le risque augmente progressivement avec le temps.
C’est particulièrement important si vous utilisez votre ordinateur pour :
- consulter votre banque ;
- effectuer des achats en ligne ;
- utiliser votre messagerie électronique ;
- stocker des documents personnels ;
- enregistrer des mots de passe ;
- gérer des démarches administratives ;
- conserver vos photos et documents importants.
Bonne nouvelle : en France, Windows 10 peut encore recevoir des mises à jour de sécurité
La situation a évolué depuis l’annonce initiale de la fin de Windows 10.
Microsoft propose un programme appelé ESU — Extended Security Updates, que l’on peut traduire par « mises à jour de sécurité étendues ».
Pour les particuliers situés dans l’Espace économique européen, dont la France fait partie, ce programme permet aux ordinateurs Windows 10 éligibles de continuer à recevoir les mises à jour de sécurité critiques et importantes jusqu’au 12 octobre 2027.
C’est une information particulièrement importante si votre ordinateur fonctionne encore très bien mais ne peut pas passer à Windows 11.
Que contient le programme ESU ?
Le programme ESU prolonge principalement les mises à jour de sécurité.
En revanche, il ne transforme pas Windows 10 en un système à nouveau pleinement supporté.
Il ne faut donc pas s’attendre à recevoir :
- de nouvelles fonctionnalités importantes ;
- de grandes améliorations de Windows 10 ;
- une évolution de l’interface ;
- un support technique complet de Microsoft.
L’objectif est essentiellement de vous laisser davantage de temps pour préparer tranquillement la suite.
Comment bénéficier des ESU en France ?
Votre ordinateur doit notamment fonctionner sous Windows 10 version 22H2 et être à jour.
Pour vérifier si l’inscription vous est proposée :
- Cliquez sur Démarrer.
- Ouvrez Paramètres.
- Choisissez Mise à jour et sécurité.
- Ouvrez Windows Update.
- Recherchez l’option permettant de vous inscrire aux mises à jour de sécurité étendues.
Microsoft demande d’utiliser un compte Microsoft pour effectuer l’inscription.
Dans l’Espace économique européen, deux possibilités sont prévues.
- Rester connecté à Windows avec le compte Microsoft utilisé pour l’inscription : l’accès aux ESU peut alors être obtenu sans coût supplémentaire.
- Continuer à utiliser principalement un compte local : Microsoft propose une option payante avec un achat unique au tarif local correspondant à son offre ESU.
Une même licence ESU grand public peut également être utilisée sur plusieurs ordinateurs éligibles associés au même compte Microsoft, dans la limite prévue par Microsoft.
À retenir : si votre PC fonctionne encore bien sous Windows 10, les ESU peuvent être une excellente solution temporaire. Mais je les considère vraiment comme un délai supplémentaire, pas comme une solution définitive pour conserver Windows 10 indéfiniment.
Première chose à faire : vérifier si votre PC peut passer à Windows 11
Avant de penser à acheter un nouvel ordinateur, commençons par le plus simple.
Votre ordinateur actuel est peut-être déjà compatible avec Windows 11.
Et dans ce cas, la mise à niveau peut être beaucoup plus simple que prévu.
La méthode la plus facile : Contrôle d’intégrité du PC
Microsoft propose un petit programme appelé Contrôle d’intégrité du PC, ou PC Health Check. Son rôle est notamment de vérifier si votre ordinateur respecte les conditions nécessaires pour passer à Windows 11. Une fois lancé, l’outil peut vous indiquer si votre PC est compatible et, lorsqu’il ne l’est pas, vous donner des informations sur la cause du problème. C’est clairement la méthode que je recommande aux personnes qui ne souhaitent pas commencer à chercher le modèle exact de leur processeur ou à fouiller dans le BIOS de leur ordinateur.Quelles sont les principales exigences de Windows 11 ?
Windows 11 demande davantage de garanties de sécurité matérielle que Windows 10.
Parmi les principales exigences officielles, on trouve :
- un processeur 64 bits compatible avec au moins deux cœurs ;
- 4 Go de mémoire vive (RAM) au minimum ;
- 64 Go de stockage au minimum ;
- un firmware UEFI compatible avec Secure Boot ;
- un module de sécurité TPM 2.0 ;
- une carte graphique compatible DirectX 12 avec pilote WDDM 2.0.
Attention cependant : remplir les caractéristiques générales ne suffit pas toujours. Le modèle du processeur doit lui aussi faire partie des modèles officiellement pris en charge par Microsoft.
C’est encore une bonne raison d’utiliser l’outil de vérification de Microsoft plutôt que d’essayer de tout contrôler manuellement.
Qu’est-ce que le TPM 2.0 ?
Le terme peut sembler très technique, mais son rôle est assez simple à comprendre.
Le TPM, pour Trusted Platform Module, est un composant de sécurité qui permet notamment de protéger certaines informations sensibles utilisées par Windows.
Windows 11 demande la version TPM 2.0.
Sur certains ordinateurs, le TPM est présent mais simplement désactivé dans les réglages UEFI.
Donc si l’outil de Microsoft vous indique un problème lié au TPM, cela ne signifie pas forcément que votre ordinateur doit être remplacé.
Comment vérifier le TPM simplement ?
- Appuyez simultanément sur les touches Windows + R.
- Tapez tpm.msc.
- Appuyez sur Entrée.
Une fenêtre doit apparaître avec les informations concernant le TPM de votre ordinateur.
Recherchez notamment la ligne indiquant la version de spécification.
Si elle indique 2.0, cette partie des exigences de Windows 11 est remplie.
Si aucun TPM n’est détecté, je vous déconseille de modifier immédiatement le BIOS ou l’UEFI si vous n’êtes pas à l’aise avec ce type de réglage. Vérifiez d’abord la documentation du fabricant ou faites-vous accompagner.
Votre ordinateur est compatible avec Windows 11 : que faire ?
Bonne nouvelle : vous n’avez probablement aucune raison de remplacer votre ordinateur uniquement à cause de Windows 10.
Mais avant toute mise à niveau importante, je vous conseille une chose indispensable :
faites une sauvegarde de vos données.
Copiez au minimum vos documents importants, vos photos et vos fichiers personnels sur :
- un disque dur externe ;
- une clé USB de capacité suffisante ;
- OneDrive ;
- Google Drive ;
- Dropbox ;
- ou, encore mieux, sur deux supports différents pour les données auxquelles vous tenez vraiment.
Prenez ensuite quelques minutes pour vérifier la sauvegarde en ouvrant plusieurs fichiers directement depuis celle-ci.
Une sauvegarde n’est vraiment rassurante que lorsqu’on a vérifié qu’elle fonctionne.
Passer ensuite à Windows 11
Si Windows Update vous propose directement Windows 11, c’est généralement la méthode la plus simple.
Vous pouvez également utiliser l’outil officiel d’installation de Windows 11 proposé par Microsoft.
Évitez les programmes trouvés au hasard sur Internet qui promettent de « mettre à niveau votre PC automatiquement ».
Pour une mise à jour aussi importante, privilégiez toujours les outils officiels.
Votre ordinateur n’est pas compatible avec Windows 11 : quelles solutions ?
Solution 1 : continuer temporairement sous Windows 10 avec les ESU
C’est probablement la solution la plus simple si votre ordinateur fonctionne correctement et que vous souhaitez vous laisser du temps. En France, le programme ESU vous permet actuellement de prolonger les mises à jour de sécurité de Windows 10 jusqu’au 12 octobre 2027, sous réserve d’éligibilité. Vous pouvez donc préparer tranquillement le remplacement de votre ordinateur sans agir dans la précipitation.Solution 2 : remplacer l’ordinateur
Si votre machine est déjà ancienne, très lente ou présente d’autres problèmes, investir dans un nouvel ordinateur peut être plus raisonnable que multiplier les réparations. Mais inutile d’acheter la machine la plus puissante du magasin. Pour un usage classique en 2026 — Internet, e-mails, bureautique, photos, visioconférence et vidéos — je conseillerais plutôt de viser :- 16 Go de RAM pour être tranquille plusieurs années ;
- un SSD de 512 Go ou davantage selon vos besoins ;
- un processeur récent de milieu de gamme ;
- plusieurs ports USB ;
- un écran de bonne qualité ;
- et bien entendu Windows 11 officiellement compatible.
Faut-il absolument acheter un PC « IA » ou Copilot+ ?
Non. Vous verrez de plus en plus d’ordinateurs équipés d’un composant appelé NPU, spécialement conçu pour accélérer certaines fonctions d’intelligence artificielle. Les PC Copilot+ utilisent notamment des NPU très puissants. Cela peut être intéressant si vous voulez profiter de certaines nouvelles fonctions d’intelligence artificielle directement sur votre ordinateur. Mais pour naviguer sur Internet, utiliser Word, regarder des vidéos, envoyer des e-mails ou gérer vos photos, vous n’avez absolument pas besoin d’acheter un ordinateur uniquement parce qu’il porte l’étiquette « PC IA ».Solution 3 : installer Linux
Linux fait parfois peur parce qu’on l’imagine réservé aux informaticiens. C’était beaucoup plus vrai autrefois qu’aujourd’hui. Des distributions comme Linux Mint proposent désormais une interface relativement familière pour quelqu’un habitué à Windows. Linux peut notamment convenir pour :- naviguer sur Internet ;
- consulter ses e-mails ;
- regarder des vidéos ;
- écrire des documents ;
- utiliser LibreOffice ;
- gérer des photos ;
- continuer à utiliser un ordinateur devenu trop ancien pour Windows 11.
Solution 4 : ChromeOS Flex
Une autre possibilité pour certains anciens ordinateurs est ChromeOS Flex, proposé par Google. Ce système est particulièrement adapté aux personnes dont l’utilisation se passe principalement dans un navigateur :- Gmail ;
- Google Docs ;
- Google Drive ;
- YouTube ;
- navigation Internet ;
- visioconférence ;
- services en ligne.
Peut-on forcer l’installation de Windows 11 sur un PC non compatible ?
Techniquement, il existe des méthodes permettant de contourner certaines vérifications de Windows 11.
Vous trouverez facilement sur Internet des tutoriels expliquant comment modifier le registre, créer une clé USB spéciale ou ignorer certaines exigences matérielles.
Pour le public auquel je m’adresse sur Informatique Sans Stress, je ne recommande pas cette méthode comme solution principale.
Pourquoi ?
Parce qu’un ordinateur non officiellement compatible peut rencontrer davantage de problèmes :
- pilotes manquants ;
- mises à jour problématiques ;
- matériel mal reconnu ;
- instabilité ;
- absence de support officiel ;
- problèmes pouvant apparaître après une future mise à jour.
Une manipulation qui fonctionne aujourd’hui ne garantit pas que tout fonctionnera encore parfaitement dans deux ou trois ans.
Pour un ordinateur de test, pourquoi pas si l’on sait exactement ce que l’on fait.
Pour l’ordinateur contenant vos photos, vos documents, votre banque et toutes vos démarches administratives, je privilégierais une solution officiellement prise en charge.
Un antivirus suffit-il pour continuer sous Windows 10 ?
Non.
Un bon antivirus reste utile, mais il ne peut pas remplacer les mises à jour du système d’exploitation.
Imaginez une maison.
L’antivirus joue un peu le rôle d’un système d’alarme.
Mais si une porte possède une serrure défectueuse, l’alarme ne répare pas la serrure.
Une faille dans Windows fonctionne un peu de la même manière.
L’antivirus peut détecter de nombreux comportements suspects, mais il ne peut pas corriger à lui seul toutes les vulnérabilités présentes dans Windows.
C’est pourquoi je privilégierais :
- Windows 11 si votre ordinateur est compatible ;
- les mises à jour ESU si vous devez rester temporairement sous Windows 10 ;
- un autre système encore pris en charge si votre usage le permet ;
- ou le remplacement de l’ordinateur lorsque cela devient nécessaire.
Comment prolonger la durée de vie d’un ancien ordinateur ?
Remplacer un disque dur par un SSD
Si votre ordinateur possède encore un ancien disque dur mécanique, son remplacement par un SSD est souvent l’amélioration la plus spectaculaire que vous puissiez lui apporter. Le démarrage devient beaucoup plus rapide, les logiciels s’ouvrent plus vite et l’ensemble de l’ordinateur semble beaucoup plus réactif. Sur certaines anciennes machines, l’amélioration est telle que l’on a presque l’impression d’avoir changé d’ordinateur.Supprimer les programmes inutiles
Avec les années, nous installons beaucoup de choses… et nous oublions souvent de les supprimer. Faites régulièrement un tour dans : Paramètres > Applications et regardez les programmes installés. Supprimez uniquement ceux dont vous êtes certain de ne plus avoir besoin. Si le nom d’un programme ne vous dit rien, ne le supprimez pas au hasard : recherchez d’abord à quoi il sert.Limiter les programmes lancés au démarrage
Certains logiciels se lancent automatiquement avec Windows alors que vous n’en avez pas forcément besoin immédiatement. Pour vérifier :- faites un clic droit sur le bouton Démarrer ;
- ouvrez le Gestionnaire des tâches ;
- recherchez la section consacrée aux applications de démarrage.
Nettoyer physiquement l’ordinateur
La poussière peut également réduire l’efficacité du refroidissement. Sur un ordinateur fixe, les grilles d’aération et ventilateurs peuvent accumuler beaucoup de poussière avec le temps. Un nettoyage prudent peut aider à maintenir une température correcte. Pour un ordinateur portable, le démontage peut être beaucoup plus délicat. Si vous n’êtes pas à l’aise, mieux vaut confier cette opération à quelqu’un qui connaît le modèle.Et les logiciels ? Vont-ils continuer à fonctionner ?
Dans l’immédiat, beaucoup de logiciels continuent bien entendu à fonctionner sous Windows 10.
Mais avec le temps, certains éditeurs peuvent décider de ne plus prendre en charge ce système.
Cela s’est déjà produit avec les anciennes versions de Windows.
Progressivement, vous pouvez donc voir apparaître des messages du type :
« Cette version de Windows n’est plus prise en charge. »
Ce phénomène ne se produira pas pour tous les logiciels le même jour.
Il s’agit plutôt d’une évolution progressive.
C’est une raison supplémentaire pour considérer les ESU comme une période de transition.
Que faire dès maintenant ? Mon plan en 5 étapes
Si vous utilisez encore Windows 10, inutile de paniquer.
Voici ce que je ferais dans l’ordre.
Étape 1 : sauvegarder les données importantes
Photos, documents administratifs, fichiers personnels : commencez par les protéger.
Étape 2 : vérifier la compatibilité avec Windows 11
Utilisez l’application officielle Contrôle d’intégrité du PC.
Étape 3 : si le PC est compatible, préparer tranquillement la mise à niveau
Vous n’avez probablement pas besoin de changer d’ordinateur.
Étape 4 : si le PC n’est pas compatible, vérifier votre éligibilité aux ESU
En France, cela peut vous permettre de recevoir encore les mises à jour de sécurité jusqu’au 12 octobre 2027.
Étape 5 : décider tranquillement de la suite
Vous aurez alors le temps de choisir entre :
- acheter un nouveau PC ;
- continuer temporairement avec Windows 10 et les ESU ;
- installer Linux ;
- essayer ChromeOS Flex si votre ordinateur est compatible.
Conclusion : pas de panique, mais ne laissez pas traîner
Si votre ordinateur fonctionne encore parfaitement sous Windows 10, vous n’avez pas besoin de courir acheter un nouveau PC demain matin.
C’est justement le message important que je veux faire passer.
Votre ordinateur n’est pas devenu inutilisable simplement parce que Windows 10 a atteint sa fin de support.
En revanche, ignorer complètement le problème pendant plusieurs années ne serait pas non plus une bonne idée.
Commencez simplement par trois choses :
- sauvegardez vos données ;
- vérifiez si votre ordinateur accepte Windows 11 ;
- si ce n’est pas le cas, regardez si vous pouvez activer les mises à jour ESU.
Vous pourrez ensuite décider tranquillement de la meilleure solution pour vous.
C’est exactement l’objectif d’Informatique Sans Stress : comprendre ce qui se passe avant de commencer à cliquer partout ou à remplacer un appareil qui peut encore rendre de bons services.
FAQ
Oui. Un ordinateur sous Windows 10 continue de fonctionner normalement en 2026. Il peut toujours démarrer, ouvrir vos fichiers et lancer vos logiciels. En revanche, le support classique de Microsoft est terminé, ce qui signifie que la sécurité du système devient un point de vigilance important.
Ce n’est pas dangereux du jour au lendemain, mais le risque augmente avec le temps si le système ne reçoit plus de correctifs de sécurité. C’est pourquoi il est conseillé de vérifier si votre PC peut passer à Windows 11 ou s’il peut bénéficier des mises à jour de sécurité étendues ESU.
Pas forcément. Si votre ordinateur est compatible avec Windows 11, vous pouvez généralement effectuer la mise à niveau sans changer de machine. Si votre PC n’est pas compatible mais fonctionne encore bien, vous pouvez aussi envisager les mises à jour ESU ou une autre solution temporaire.
Le plus simple est d’utiliser l’outil Contrôle d’intégrité du PC de Microsoft, aussi appelé PC Health Check. Il analyse votre ordinateur et vous indique si le processeur, le TPM 2.0, le démarrage sécurisé et les autres composants répondent aux exigences de Windows 11.
Pour les ordinateurs éligibles fonctionnant sous Windows 10, la mise à niveau vers Windows 11 peut être proposée gratuitement par Windows Update. Il est recommandé de vérifier directement dans les paramètres de mise à jour de Windows.
ESU signifie Extended Security Updates, ou mises à jour de sécurité étendues. Ce programme permet à certains ordinateurs sous Windows 10 de continuer à recevoir des correctifs de sécurité pendant une période supplémentaire après la fin du support classique.
Oui, si votre ordinateur est éligible au programme ESU. Cette solution permet de gagner du temps, mais elle doit être considérée comme temporaire. Elle ne remplace pas une migration à terme vers un système encore pleinement supporté.
Oui, c’est vivement conseillé. Même si la migration conserve normalement vos fichiers et vos applications, une sauvegarde sur un disque externe ou dans le cloud permet d’éviter une perte de données en cas de problème pendant l’installation.
Il existe des méthodes permettant de contourner certaines restrictions matérielles, mais elles ne sont pas recommandées aux débutants. Pour un ordinateur utilisé au quotidien, mieux vaut privilégier une solution officiellement prise en charge afin de conserver un système stable et sécurisé.
Plusieurs solutions sont possibles : continuer temporairement sous Windows 10 avec les ESU, installer un système alternatif comme Linux, essayer ChromeOS Flex si le matériel est compatible, ou remplacer l’ordinateur s’il est devenu trop ancien ou trop lent.
Beaucoup de logiciels continueront à fonctionner pendant un certain temps, mais certains éditeurs peuvent progressivement arrêter de prendre en charge Windows 10. Il est donc conseillé de vérifier régulièrement les mises à jour de vos logiciels importants.
La solution la plus simple est de vérifier d’abord si votre PC est compatible avec Windows 11. S’il l’est, la migration est généralement le meilleur choix. S’il ne l’est pas, les ESU peuvent vous donner du temps pour préparer sereinement la suite.
Le mot de Sébastien
Si vous utilisez encore Windows 10 aujourd’hui, le plus important est de ne pas vous précipiter.
Votre ordinateur ne va pas s’arrêter du jour au lendemain, et vous n’êtes pas forcément obligé d’en acheter un nouveau immédiatement.
Commencez simplement par vérifier si votre PC peut passer à Windows 11. S’il est compatible, la migration est généralement la solution la plus simple. S’il ne l’est pas, les mises à jour ESU peuvent encore vous donner un peu de temps pour réfléchir tranquillement à la suite.
De mon côté, je vous conseille surtout de profiter de cette période pour faire les choses dans le bon ordre : sauvegarder vos fichiers, vérifier vos logiciels, regarder la compatibilité de votre matériel et préparer la transition sans stress.
On voit souvent passer des messages très alarmistes autour de la fin de Windows 10. Pourtant, dans la majorité des cas, il existe une solution adaptée sans avoir besoin de tout changer immédiatement.
Et c’est finalement toujours la même philosophie que j’essaie de partager ici : comprendre ce qui se passe, prendre le temps de vérifier, puis avancer étape par étape.
L’informatique doit rester un outil qui vous simplifie la vie, pas une source d’angoisse.








Perso, j’ai complètement quitté Microsoft pour Linux depuis des années. mon nouveau PC, parfaitement compatible avec Windows11 est aussi sous Linux. Que du bonheur, il démarre toujours aussi vite, ne plante jamais, est tjs à jour… Que demander de plus 🙂
Merci pour ton retour 🙂 C’est vrai que Linux peut être une excellente alternative, surtout quand on cherche un système stable, rapide et qui reste performant dans le temps.
Pour quelqu’un qui est déjà à l’aise avec l’informatique, le passage à Linux peut même donner une seconde vie à certaines machines. Là où ça peut encore freiner certains utilisateurs, c’est surtout l’habitude de Windows, quelques logiciels spécifiques ou tout simplement la peur de changer ses repères.
Mais ton témoignage montre bien une chose : Windows 11 n’est pas forcément la seule solution, même lorsqu’un PC est parfaitement compatible avec lui 😉
Article très clair et rassurant. J’imagine que beaucoup de personnes pensent qu’un ordinateur sous Windows 10 devient inutilisable du jour au lendemain, alors que la réalité est bien plus nuancée. J’ai particulièrement apprécié les explications sur les mises à jour de sécurité et les différentes solutions pour préparer tranquillement la suite. Merci pour ces explications très accessibles !
Merci beaucoup pour ton retour ! 😊
C’était justement l’objectif de cet article : rassurer sans minimiser les choses. Windows 10 ne s’arrête pas de fonctionner du jour au lendemain, mais l’arrêt des mises à jour de sécurité change quand même la donne sur le long terme.
L’important est surtout de ne pas paniquer et de prendre le temps de regarder les différentes possibilités : vérifier si son PC peut passer à Windows 11, envisager un remplacement plus tard si nécessaire, ou simplement continuer à utiliser son ordinateur en connaissance de cause.
Merci d’avoir pris le temps de partager ton ressenti, ça me fait vraiment plaisir de savoir que les explications t’ont paru claires et accessibles ! 😊
Je suis passé sous Linux depuis bien longtemps et même si jusqu’à présent j’avais gardé un pied sur Windows 11, en fait je ne l’ai plus utilisé depuis pas mal de temps. Depuis d’ailleurs, n’ayant plus assez de place sur mon ssd, j’ai décidé de le consacrer à Linux uniquement. Certes, je dois garder Windows quand même parce que certains logiciels ne s’utilisent que sur Windows malheureusement et que les équivalents ne sont ni aussi puissants ni aussi faciles d’utilisation, mais ils deviennent assez rares. Alors ce n’est pas très grave.
Merci pour ton retour ! C’est intéressant parce que ton expérience montre bien que Linux peut aujourd’hui parfaitement convenir à un usage quotidien, au point de ne presque plus avoir besoin de Windows.
Le principal frein reste effectivement certains logiciels très spécifiques, pour lesquels les alternatives sous Linux ne sont pas toujours aussi complètes ou aussi simples à prendre en main. Mais comme tu le dis, la liste se réduit petit à petit.
Et consacrer entièrement ton SSD à Linux, c’est aussi une bonne façon de simplifier les choses plutôt que de conserver un double démarrage qu’on n’utilise finalement presque jamais. 🙂